UCS-GOMA

Etude des cas de pollutions dans la Commune de Karisimbi à Goma

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Etude des cas de pollutions dans la Commune de Karisimbi à Goma

 Bellarmin WABENGA BASILWANGO,      Biologiste, Assistant à l’UCS-Goma

Résumé

Le présent travail est parti du souci de contribuer à la protection de la biodiversité, le rétablissement des états climatiques, la sauvegarde des écosystèmes locaux et préserver le développement dans la commune de Karisimbi et ses environs par l’inventaire des activités humaines polluantes. A l’aide d’un échantillon occasionnel à choix raisonné, le sondage réalisé par un questionnaire d’enquête a abouti aux résultats selon lesquels:

Les pollutions sont ignorées dans le milieu de Karisimbi et ses environs. Plusieurs activités polluantes sont menées alors qu’elles pouvaient être réglementées : cas de tapages issus des églises de réveil et les musiques des bistros et les maisons d’édition représentant respectivement 40 % et 34 % des enquêtes effectuées. Cette ignorance s’est confirmée aussi par la mégestion des déchets ménagers, des eaux usées, des sachets et matières plastiques et l’abandon des épaves des véhicules le long des rues et les métaux usés.

 

Abstract

This presentation was activated by the objective to contribute to the protection of biodiversity, the retablishing of the climatic states in the local ecosystems and to preserve the development in the township of  Karisimbi and its vicinitywith the inventory of the polluting human activities. While using an occasional sample, to choice argued and the poll achieved by a varied and adapted assessment, the results of investigation are:

The pollutions are ignored in the medium of Karisimbi and its vicinity. Several polluting activities are applied but can be controlled or oriented: Case of the uproars descended from some churches and the music of the pubs and the publishing houses representing respectively 40% and 34% of the done investigations. Also, this ignorance was confirmed by the deliberated bad management of the domestic garbage, the worn-out waters, the plastic matters and the abandonment of the worn-out metals and wreckages of vehicles near the streets.

0.     Introduction

Les vivants ne se maintiennent dans les milieux que lorsque les conditions leur sont favorables. Avec la dégradation du milieu local et le souci de l’identification des attitudes adaptées, pour le maintien des écosystèmes et des conditions acceptables, divers travaux prouvent l’importance de la protection de la biodiversité[1]

Dans le cadre de renforcement des moyens adaptés pour la protection de l’environnement et le maintien des états climaciques, l’effort veut identifier au sein de la commune de Karisimbi les interventions de l’homme, responsables des pollutions et les mesures correctives issues de la population

Le constat est tel que les pollutions seraient une réalité ignorée par la population de la commune de Karisimbi alors qu’elles constituent une menace à la vie humaine et aux états climatiques non seulement dans Karisimbi mais aussi dans ses environs. La lutte contre la pollution dans le milieu local ne serait pas impossible étant donné que sa réussite dépendrait de la mobilisation des ressources et la participation active de la population concernée.

L’effort présente un aperçu sur les pollutions; il décrit la population atteinte. Finalement, il présente diverses réponses portant sur le bilan de la responsabilité humaine sur l’environnement.

I. Aperçu sur les pollutions

Les influences humaines sur les écosystèmes sont multiples. Elles occasionnent la pollution chimique due aux pesticides, le déboisement, la dégradation des sols, la pollution par les déchets radioactifs, la rupture des équilibres naturels par l’introduction des espèces nouvelles, les effets néfastes de la chasse et la pèche non contrôlée, la pollution par les déchets industriels et organiques[2]. Dans la plupart des cas, ces influences constituent les facteurs perturbateurs des écosystèmes en fonction du temps. Ils occasionnent des troubles, déséquilibres dont les conséquences retournent contre les vivants.

En effet, la pollution d’un milieu ou d’une matière est toute perturbation, modification dégradation, destruction ou tout changement défavorable, naturel ou artificiel qui apparaît en partie ou en totalité, comme conséquence d’une action sur l’environnement. La classification dépend respectivement de la nature des agents polluants et de la manifestation écologique des polluants[3]

Au niveau de la planète terre, divers problèmes environnementaux caractérisent actuellement presque tous les milieux: changements climatiques, pollution de l’air et de l’eau, érosion des sols, appauvrissement de la couche d’ozone, prolifération des déchets solides dangereux, désertification, réchauffement de la terre, catastrophes naturelles, croissance démographique rapide, la pénurie d’eau douce de qualité, la destruction de la diversité biologique, la déforestation, l’érosion côtière, le braconnage, la question des zones urbaines, la gestion des ordures ménagères, les pollutions et diverses nuisances. Partout dans le monde, on constate, par exemple, une baisse de la qualité de l’eau et des réserves disponibles. Environ 75% de la population rurale et 20% de la population urbaine mondiale ne bénéficient pas d’un accès direct à de l’eau non contaminée[4].

Pour une superficie d’Afrique d’environ 30 millions de km² pour 53 pays, il y a un état de lieu particulier. L’environnement ne cesse de se détériorer et la pauvreté augmente. L’état des lieux de HOUENOU Marie-Josée en relève plusieurs phénomènes. Depuis trente ans, l’Afrique perd quatre millions d’hectares de forêts chaque année soit deux fois plus que la forêt amazonienne pourtant beaucoup plus médiatisée. Les forêts du bassin du Congo, le deuxième au monde après celui de l’Amazonie sont menacées. Ces forêts tropicales, réservoirs les plus riches de biodiversité de la planète, sont victime du commerce illicite du bois tropical, la biodiversité est mise en danger. Le climat tropical règne sur tout le continent. Mais, quand vient la saison sèche, les savanes font place aux zones désertiques. Les pluies sont insuffisantes parfois inexistantes. Le désert avance au détriment de la végétation. Pour lac Tchad par exemple, surnommée la mer intérieure de l’Afrique, elle est passée de 25000 Km2 à environ 2000 km2 et ce en seulement 40 ans du fait de l’homme. Ainsi, les pays frontaliers dont le Nigeria, le Cameroun, le Niger et la République Centrafricaine, sont touchés de plein fouet du fait que, le lac Tchad a un rôle économique majeur pour la région. Il fournit l’eau à plus de 20 millions de personnes des quatre pays limitrophes… Tous ces maux et bien d’autres, sont présents dans tous les pays africains, et ne sont pas l’apanage d’une zone particulière. Les institutions nationales et internationales agissent fort heureusement déjà dans le but de réduire les effets négatifs de ces maux sur l’environnement. Mais il reste tant à faire pour garantir aux générations futures une capacité suffisante pour assurer leur survie[5].

La RDC quant à elle souffre de la pollution pétrolière et bien d’autres depuis de nombreuses années. Le constat de HASSAN PARTOW confirme que l’espace congolais plus menacé par la pollution pétrolière; couvre environ 840.600 km2, du territoire de la RDC. Il va de 40 km de l’océan Atlantique en passant par le fleuve Congo jusqu’aux confins des eaux internationales… La pollution pétrolière génère des ruines sur l’écosystème des côtes et du fond marin congolais qui sont habités par certaines espèces uniques au monde dont les oiseaux, les tortues et les reptiles mais aussi les plantes… S’agissant de l’eau on assiste à une insuffisance notable pour couvrir les besoins de la population en eau potable. Cette insuffisance constitue une problématique et un défi. Mais est un acquis, selon NAÏMA OUNANE la mise en place d’un accord entre le ministère et les sociétés pétrolières, des transports maritimes et portuaires, pour la viabilité d’un cadre de concertation permanente visant en la mise en œuvre du Plan Polmar/Plan d’intervention d’Urgence de Lutte contre la Pollution Pétrolière en RDC.[6]

Au niveau de la Province du Nord-Kivu, la destruction systématique de l’écosystème par le séjour en 1994 des réfugiés Rwandais et la persistance des bandes armées est à noter mais aussi le fait qu’il n’y a pas de politique de reboisement à grande échelle, nonobstant quelques cas isolés (RDC- Ministère du Plan, Unité de Pilotage du Processus DSRP KINSHASA/ GOMBE, 2005). Dans la Ville de Goma actuellement, c’est la pollution de l’air causée par la poussière qui est devenue un problème de santé publique[7].

 II. Méthodologie

A l’aide d’un échantillon occasionnel, à choix raisonné 110 individus ont été sélectionnés sur 429513 habitants de la commune de Karisimbi, en raison de 11 individus par Quartier.

Dans l’ensemble 50 % d’hommes et 50 % de femmes et selon le niveau d’études, 20 % des enquêtés sans niveau, 30 % des diplômés d’Etats, 40 % de gradués et 10 % des licenciés. Par rapport au statut matrimonial, 40 % des mariés et 60 % de célibataires. Bien entendu, le choix fut guidé par la résidence au sein de la Commune pendant au moins trois ans sans interruption, être majeur, et capable de jugement.[8]

Le sondage a été concomitamment réalisé du 15 au 25 décembre 2012 par le concours des étudiants de première licence Santé Publique et Epidémiologie de l’Université du Kivu, à Goma.

Quant au questionnaire d’enquête, les questions posées étaient variées et ordonnées à l’identification des activités humaines perturbatrices des états climatiques et à la présentation d’un panneau des mesures correctives adaptées. Pour percer la complexité de la vie en lien avec l’interférence des actions humaines sur l’assainissement du milieu, certaines questions étaient fermées et d’autres ouvertes.

III. Perception de la pollution

Bien que le sondage ait été mené dans le contexte d’insécurité récurrente à Goma et en dépit du désintérêt de certains informateurs. En gros la prévalence des pollutions dans la commune de Karisimbi serait due à l’ignorance des habitants. C’est cela qui ressort des observations rangées selon différentes formes de pollutions en évidence.

Tableau no.1: Prévalence de la pollution sonore

Quels sont les types de pollutions sonores rencontrées dans le quartier de la Commune de Karisimbi?

Les pollutions sonores dues aux bruits des églises dites de réveil sont constatées à 40 %.La faible électrification étant agent responsable de la prolifération des groupes électrogènes dont les bruits sont signalés à 26 %. Par ailleurs, la pollution sonore par les musiques des bistros et maisons d’édition, est plus signalée surtout dans les quartiers où les petits commerce se pratiquent à une grande échelle le long des avenues et artères principaux notamment à Kahembe, Bujovu, Mugunga, et Murara 34 % contrairement aux autres quartiers de l’univers sous examen (Virunga, Majengo, Mabanga Nord et Mabanga Sud, Katoyi, Kasika et Ndosho).

Il ressort de ce tableau, qu’en terme de la dégradation du milieu, la forme fréquente reste la mauvaise gestion des déchets ménagers, des eaux usées, des sachets et matières plastiques (57 %). Le mauvais emplacement des maisons et des toilettes est signalé à 18 % et l’abandon des épaves des véhicules le long des rues et des métaux usés à 25 %.

30 % d’enquêtés reconnaissent que la destruction du couvert végétal par l’éruption volcanique est parmi les causes des pollutions chimiques et biologiques, 20 % attestent l’explosion démographique due au manque du suivi des politiques de la santé de reproduction, 19 % déclarent la destruction du couvert végétal par l’abattage abusif des arbres, 16 % incriminent l’usage d’une mauvaise qualité d’eau et eaux stagnantes et 13 % stigmatisent l’alcoolisme, le tabagisme et la toxicomanie.

Il ressort de ce tableau que 40 % d’enquêtés suggèrent les travaux communautaires axés sur l’assainissement du milieu; 30 % proposent le suivi de la mise en œuvre de la loi sur la protection de l’environnement, et 30 %autres pensent que les pollutions dues aux actions humaines ne peuvent pas être éradiquées.

I. Commentaires et recommandations

V.1. Commentaires

D’après Cl. CALAMAND,«les écosystèmes de la biosphère forment un ensemble dont la complexité est encore mal connue. Les approches ponctuelles des écologistes révèlent des interdépendances, des interactions, des indices des dangers qui sont en accord avec les résultats des travaux des préhistoriens et des historiens; tous mettent en évidence les responsabilités humaines vis-à-vis de l’environnement et de l’humanité elle- même.»[1]

En gros, les résultats de l’enquête montrent combien les pollutions perturbent le climat sanitaire au sein de la Commune de Karisimbi et ses environs à partir des ressources convoitées par la population. L’hypothèse expérimentale est ainsi confirmée. En effet, les pollutions sont ignorées dans le milieu de Karisimbi et ses environs, dans la mesure où à un taux élevé, plusieurs activités polluantes sont menées pourtant, elles peuvent être règlementées. Cas des tapages issus des églises dites de réveil et les musiques des bistros et les maisons d’édition qui représentent respectivement 40 % et 34 % des enquêtes effectuées (Cfr tableau n° 1).

Cette ignorance se confirme davantage par la volonté délibérée de mégestion des déchets ménagers, des eaux usées, des sachets et matières plastiques et l’abandon des épaves de véhicules le long des rues et les métaux usés qui occupent respectivement 57 % et 15 % des enquêtes réalisées, pendant que 30 % d’enquêtés ont estimé que les pollutions dues aux actions humaines ne peuvent jamais être arrêtées (Cfr tableaux n° 2 et 4).

Sous des formes spécifiques, les plus prévalentes des pollutions dues aux actions humaines sont les pollutions sonores, les pollutions dues à la mauvaise gestion des déchets et les constructions anarchiques et les pollutions biologiques. Mais avec le tableau n° 4, la deuxième hypothèse expérimentale se confirme car la lutte contre les pollutions dépend largement de la volonté de l’homme dans ses actions à lutter contre la dégradation de l’environnement.

Ainsi, de ces pollutions, il est à noter que certains phénomènes du milieu et interventions humaines non contrôlés peuvent toujours orienter vers la dérive. De peur que cela n’arrive, les colloques actuels sur la protection de l’environnement, à la suite du cri d’alarme lancé, doivent montrer que les décisions concernant la santé humaine et la protection de la biodiversité dans sa globalité écologique doivent être prises au niveau national, voire international avec la participation active de tous les intervenants parmi lesquels les bénéficiaires du climat pour le développement intégré.

En termes clairs, à partir du tableau n° 4, pour renforcer les enquêtés qui ont estimé que les mesures correctives pour l’éradication des pollutions dans la commune de Karisimbi sont les travaux communautaires axés sur l’assainissement du milieu et le suivi et la mise en œuvre des lois sur la protection de l’environnement avec respectivement 40 % et 30 % des enquêtes effectuées et décourager les 30 % qui ont estimé que les pollutions dues aux actions humaines ne peuvent pas être éradiquées.

V.2. Recommandations

Comme pistes de solutions, il y a lieu de retenir quelques recommandations à différents niveaux de responsabilité dont:

V.2.1. Au Gouvernement, à travers les autorités politico-administratives de base

  • Mettre sur pied des lois pour la protection de la biodiversité et assurer au quotidien leur mise en œuvre et suivi ;
  • Conscientiser la population sur la protection de l’environnement et l’assainissement du milieu ;
  • Aménager des systèmes convenables d’écoulement des eaux.

V.2.2. Aux animateurs environnementaux

  • Redynamiser et assurer systématiquement l’encadrement et la formation permanente des prestataires dans leurs services multisectoriels pour lutter contre les pollutions sous leurs formes diverses ;
  • Bien assurer, suivre et surveiller les actions de terrain adaptées à la protection de la biodiversité et la lutte contre la dégradation des écosystèmes ;
  • Disponibiliser à la population des techniques adéquates de gestion des déchets et d’aménagement du territoire,

V.2.3. A la population

  • Respecter rigoureusement les exigences sanitaires en rapport avec la gestion des déchets ;

 Conclusion

De ce qui précède, la pollution provoquée par l’action de l’homme et plusieurs autres cas des pollutions ne constituent pas un phénomène nouveau. Dans l’ensemble ces pollutions constituent une menace permanente au climax sanitaire de l’humanité. Au niveau de la Commune de Karisimbi, compte tenu des observations d’enquête, les pollutions sous leurs diverses formes restent ignorées par les habitants. Quelle que soit leur diversité, la lutte contre les pollutions dues aux actions humaines dans le milieu de Karisimbi n’est pas impossible ou difficile. Aussi il n’y a pas des recettes magiques pour leur éradication. Les mesures correctives issues de la population telles que précédemment présentées ont plus de chance de réussir. Les recommandations ci – dessous sont d’importance capitale: D’une part sur le plan social, la sensibilisation à tous les niveaux sur les pollutions et leurs mesures de lutte et d’autre part, sur le plan biochimique, mettre à profit les politiques de la sauvegarde de la biodiversité.

Bibliographie

  • BANQUE MONDIALE, 2010, Développement et changement climatique, éd. Nouveau Horizon, Washington.
  • BRAS A., 1981, Géographie 2nde. Hatier, Paris.
  • CALAMAND C. & Cie. 1993, Biologie Géologie 2nd: Science de la vie et de la terre, éd. Hachette, Paris.
  • HOUENOU M-J. De l’état de l’environnement en Afrique. Disponible sur https://www.org/index.php.option=com_content&view=article&id=77: Consulté en ligne le 14 janvier 2016).
  • MAIRIE DE GOMA, 2012, Rapport annuel des activités, Inédit.
  • MENANT G. & FRANCOIS G., 1975, Biologie – Géologie, éd. Hatier, Paris.
  • MENANT G. & FRANCOIS G., 1975, Ecologie, Pays intertropicaux, éd. Hatier, Paris.
  • NAÏMA OUNANE. RDC: Près de 850 000 km2 touchés par la pollution pétrolière,18 août 2015. Disponible sur https://www. org/index.php?option.com: (consulté en ligne le 14 janvier 2016 à 21h50’)
  • RAMADE F., «Pollution», in, EncyclopediaUniversalis2015.
  • République Démocratique du Congo Ministère du Plan Unité de Pilotage du Processus DSRP KINSHASA / GOMBE, Monographie de la Province du Nord-Kivu, mars 2005.
  • WASINGYA A. Pollution de l’air de la Ville de Goma, 29 avril 2013. Disponible surhttps://www. anselmewasingya.wordpress.com: (consulté en ligne le 22 janvier 2016).

[1]CALAMAND C. & Cie, Biologie Géologie 2nd: Science de la vie et de la terre, éd. Hachette, Paris, 1993, p.10.

[1]MENANT G. & FRANCOIS G., 1975, Biologie – Géologie, éd. Hatier, Paris. p.4.

[2]Ibidem, p.5.

[3]MENANT G. & FRANCOIS G., 1975, Biologie – Géologie, éd. Hatier, Paris.p.5.

[4]RAMADE F., «Pollution», in, EncyclopediaUniversalis2015.p.2.

[5]HOUENOU M-J. De l’état de l’environnement en Afrique. Disponible sur https://www.aide21.org/index.php.option=com_content&view=article&id=77: Consulté en ligne le 14 janvier 2016).p.2.

[6]NAÏMA OUNANE. RDC: Près de 850 000 km2 touchés par la pollution pétrolière. Disponible sur https://www. aide21.org/index.php?option.com: (consulté en ligne le 14 janvier 2016 à 21h50’), p.5.

[7]WASINGYA A., Pollution de l’air de la Ville de Goma. Disponible surhttps://www.anselmewasingya.wordpress.com (en ligne le 22/01/ 2016), p.4.

[8]MAIRIE DE GOMA, 2012, Rapport annuel des activités, Inédit, p.3.

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