UCS-GOMA

Le recrutement pour la formation des militaires comme réponse aux questions récurrentes d’insécurité en RDC

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Le recrutement pour la formation des militaires comme réponse aux questions récurrentes d’insécurité en RDC

Abbé Jean Bosco HAVUMA, Master en GRH,   Assistant à l’UCS-Goma.                                 Courriel : havumajeanbosco@gmail.com

 

Résumé 

Le recrutement régulier de même que la formation rigoureuse des éléments des Forces Armées constituent pour une Nation la garantie permanente de la sécurité. Dans cet article, notre recherche vise à susciter de l’engouement des jeunes congolaises et congolais à s’enrôler dans les Forces Armées. C’est aussi une exhortation aux parents à offrir les meilleurs de leur progéniture au service du peuple via l’Armée. La Nation congolaise est un patrimoine commun, il appartient à chacun des congolais d’y apporter sa pierre pour un relèvement définitif sur tous les plans. Pourtant rien ne peut se faire sans garantie suffisante de sécurité. Cependant malgré l’avancée de la technologie, la sécurité ne se fait d’abord qu’avec des hommes commis à cet office. Sans troupe, il est impossible de sécuriser une nation. Sans officier, il n’est pas possible d’organiser la troupe.

 

  1. Introduction

Il fait déjà vingt-cinq ans[1], jour pour jour, depuis que la République Démocratique du Congo est entrée dans un cycle de violences qui l’a plongée dans un chaos indescriptible. Les corollaires de cette situation font de la Nation congolaise un vaste champ de bataille qui ne fait qu’engloutir les efforts de relèvement de ce pays à mal de résilience. Du coup l’on se demande si le tissu de défense de l’Etat serait déjà décousu ou tout simplement s’est désagrégé.

Tout compte fait, les Forces Armées existent et ne cessent de se déployer sur tous les fronts. Le bilan de ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur ne faisant que s’alourdir, l’autorité de tutelle lance des appels au recrutement mais les jeunes congolais ne semblent guère  intéressés au métier des armes prétextant que ceux qui s’y sont engagés avant n’y ont tiré aucun profit. Ils avancent que ceux qui servent sous le drapeau sont pour les uns impayés et pour d’autres sous-payés. Par conséquent, ils trouvent inutile de s’engager. Certains adultes, voire des scientifiques, leur servent des arguments pour asseoir ce point de vue. Mais doit-on clouer la Nation au pilori des intérêts financiers ? N’est-il pas contradictoire, mieux, irresponsable de toujours crier du haut de toits l’incapacité du gouvernement à sécuriser son peuple et en même temps refuser de s’enrôler dans l’Armée ou obstruer les quelques jeunes qui le désireraient ?

C’est à cette problématique que nous voulons consacrer cette étude afin de montrer aux compatriotes que la RD Congo est un patrimoine commun à tous les Congolais. C’est notre part d’héritage que tous, nous sommes appelés à sauvegarder et à défendre pour nous-mêmes et pour des générations futures. La meilleure voie pour y parvenir est d’embrasser le service militaire et ce malgré le traitement salarial encore insuffisant comme le prétendent les éteignoirs aux visées inavouées.

Nous y parviendrons à quatre temps. D’abord nous apporterons un éclairci sur le mobile qui a présidé au choix de ce sujet, ensuite nous éluciderons la question du recrutement des éléments des Forces Armées, puis nous prendrons en considération les dimensions Formation de base et la professionnalisation des Eléments des Forces Armées. Enfin nous présenterons notre conclusion en démontrant qu’il faut recruter malgré tout et même contre tous.

 

  1. Le recrutement correct des éléments des Forces Armées

1.1. Qu’est-ce que le recrutement en gestion des ressources humaines ?

De par le Code du travail[2], le recrutement est  « toute opération effectuée dans le but  de s’assurer ou de procurer à autrui la main d’œuvre de personne n’offrant pas spontanément leurs services ». C’est la démarche qui vise à procurer à une entreprise des nouvelles unités de main d’œuvre[3]. Pour Olivier MEIER, « Le recrutement est l’ensemble des politiques mises en œuvre pour trouver un candidat correspondant aux besoins d’une organisation dans un poste ou une fonction donnée »[4]. Partant, il est ce processus, c’est- à-dire  succession de plusieurs  étapes, par lequel le manager s’assure d’avoir un personnel adéquat en nombre et en qualification. Par ailleurs, avance Jean Marie PERRETTI, le  recrutement   consiste   à  engager le  personnel   ou  l’attirer    dans  une  société   ou  dans  une organisation[5]. Pour tout dire, le recrutement est l’opération qui consiste à pourvoir les postes vacants moyennant l’embauche des personnes détenant des compétences et de la moralité éprouvée. Ce qui oblige une bonne et rigoureuse sélection à la base, surtout pour une organisation aussi singulière que les Forces Armées.

1.2. La procédure de recrutement des éléments des Forces Armées

Tant le métier des armes est particulier, tant il obéit à une procédure de recrutement tout à fait différente de celles des autres entreprises et/ou organisations. En effet, pendant que dans les autres services, le recrutement commence par la lettre de demande d’emploi, lettre de motivation, pour le service militaire, la démarche est toute autre. Plus concrètement, lorsque le besoin en personnel militaire se fait sentir, l’autorité compétente lance un recrutement sur le plan national. C’est le point de départ pour tout candidat qui désire embrasser la carrière militaire.

Tout recrutement au sein de l’Armée poursuit un but précis. Ce qui implique l’application des textes légaux, normes, critères et processus régissant ce secteur. La Constitution de la RDC est claire en son article 189 lorsqu’elle affirme que « Les effectifs à tous les niveaux, les fonctions de commandement en tout temps et en toute circonstance, doivent tenir compte des critères objectifs liés à la fois à l’aptitude physique, à une instruction suffisante, à une moralité éprouvée ainsi qu’à une représentation équitable des provinces »[6].

Au regard de ces textes, la loi portant statut du militaire de la République démocratique du Congo prévoit que le recrutement des officiers et des sous-officiers « doit avoir pour objet de pourvoir à la vacance d’un emploi budgétairement prévu et repris au catalogue des emplois des Forces Armées »[7]. Par voie des conséquences, l’on retiendra que le recrutement des militaires ne se fait jamais par hasard, moins encore de n’importe quelle manière et surtout pas n’importe quand. Il se fait sur concours portant sur les épreuves physiques, psychotechniques et aptitudes militaires dont les modalités sont déterminées par l’arrêté du ministre ayant dans ses attributions la défense nationale, sur toute l’étendue du territoire national. Il tient compte de la participation équitable de toutes les provinces et de la dimension genre. Il peut néanmoins se faire sur titre lorsque le nombre des candidats ne dépasse pas le nombre des postes à pourvoir. Cette loi prévoit par ailleurs en son article 28 que : « Nul ne peut être recruté dans le cadre des officiers et des sous-officiers s’il a appartenu à une armée étrangère ou s’il a acquis une nationalité étrangère »[8].

En effet, tout recrutement doit être budgétisé, se conformer au catalogue des emplois et tenir   compte aussi bien des données démographiques que de l’équilibre  géographique, au regard de l’ensemble du territoire national. En ce qui est des conditions de recrutement, elles sont établies en conformité avec la loi. Ainsi, pour le  recrutement « direct » c’est-a-dire qui se fait parmi la population civile, on distingue :

  1. Les candidats Officiers qui seront recrutés pour être formés à l’Académie Militaire. Ils obéiront au critérium ci-dessous[9]:

– Etre de nationalité congolaise ;

– Détenir au moins un diplôme d’Etat ;

-Etre âgé de 18 ans au moins et de 25 ans au plus, au jour du concours ;

-N’avoir pas d’antécédents judiciaires;

– Etre célibataire et sans enfant au moment du recrutement

– Satisfaire aux Tests d’Aptitudes Physiques Générales (TAPG), Tests médicaux et les Tests psychotechniques.

  1. Le recrutement des spécialistes : il est organisé pour les candidats universitaires détenteurs des diplômes d’enseignement supérieur. Ceux-ci sont recrutés directement par les FARDC suivant les besoins. Ils devront remplir les conditions de recrutement suivantes :

-Etre de nationalité congolaise ;

-Etre âgé de 23 ans au moins et de 30 ans au plus, au 1er  janvier de l’année du concours ;

-N’avoir pas d’antécédent judiciaire;

-Etre célibataire et sans enfant

-Réussir aux tests de  sélection: Tests médicaux,  TAPG et Tests psychotechniques.

c)Le recrutement sur titre : il concerne uniquement les candidats diplômés de l’enseignement supérieur (graduat ou licence). Ils sont recrutés aux conditions suivantes :

– être âgé de 22 ans  au moins et de 28 ans, au plus, au jour du concours ;

– être célibataire et sans enfant.

– Réussir aux tests de  sélection et au concours d’admission.

  1. d) Les Candidats Sous-officiers de leur part  sont recrutés pour l’Ecole de formation des Sous-officiers. Les conditions suivantes seront remplies au préalable:

– Etre volontaire ;
– Etre de nationalité congolaise ;

– Etre âgé de 18 ans au moins et de 25 ans au plus, au 1er   janvier de l’année de recrutement ;

– Avoir un niveau d’instruction de minimum 4 ans post primaire ;

– Etre célibataire sans enfant ;

– Réussir aux tests de  sélection.

  1. e) Quant aux candidats troupe, les conditions de recrutement sont ainsi définies:

– Etre volontaire ;

– Etre de nationalité congolaise ;

– Détenir au moins un certificat de 6ème  année primaire ;

– Etre âgé de 18 ans au moins et de 23 ans au plus, au jour de la   sélection ;

– N’avoir pas d’antécédent judiciaire;

– Etre célibataire et sans enfant ;

-Réussir aux tests de  sélection: Tests médicaux, TAPG et Tests psychotechniques.

1.3. L’impérativité du recrutement des éléments des forces armées

Considérant la complexité du recrutement dans les Forces Armées, il s’agit d’une activité qui ne peut se réaliser plusieurs fois par an. Cependant la coutume en RD Congo veut qu’elle s’effectue une fois l’an. Curieusement, beaucoup n’y mettent pas assez d’importance. Depuis 2012 le Ministre de la Défense Nationale et des anciens combattants lance chaque année des appels à candidature. Au niveau local, le commandement de la Région militaire répercute le message comme il se doit, mais il se fait qu’au Nord Kivu, le quota réservé à la Province n’est jamais atteint. Aux cotés de ceux qui avancent des opinions pour ne pas répondre favorablement à l’appel patriotique pour la Nation, nous proposons un argumentaire à cinq facettes, indicateur de maturité d’un peuple. Il s’agit notamment de :

  1. a) Renforcer les capacités de défense de la RDC : si à l’indépendance le Congo ne comptait qu’un peu moins de 30000 hommes répartis en 14 Bataillons d’infanterie, 7 Bataillons de garde, 7 Bataillons de parachutistes, 1Bataillon d’infanterie mécanisée et 1Régiment de véhicules blindés, le pays n’avait qu’une population estimée à environ 12 000 000 habitants[10]. Cinquante-cinq ans plus tard, la nation congolaise a connu une explosion démographique très importante. La population serait estimée entre 70000000 et 100000000 d’habitants, soit près de six fois plus que sa démographie lors de son accession à l’indépendance. Les effectifs militaires sont-ils proportionnels à cette croissance ? Une étude ethnologique ne manquera pas de constater des incursions des groupes armés à plusieurs origines. Ils sont soit en gestation, soit en action dans tout le pays, alors que la loi fondamentale de 2006 interdit toute organisation de formations militaires ou des milices privées[11]. Ainsi le fait que le pays est secoué de tous côtés est un signe d’insuffisance criante au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. L’abandonner aux seuls   volontaires actuellement sous le drapeau devrait renvoyer chaque congolais à accepter les conséquences des occupations illégales et illégitimes : tueries, vols, viols, pillage des ressources naturelles et forestières, enlèvements et peut être plus tard, la déportation. L’Armée est la colonne vertébrale de toute nation. Une fois fragile, la nation perd son équilibre.
  2. b) Recompléter les effectifs : nul n’ignore que la RD Congo a -et continue – à traverser la période la plus dure de son histoire. Elle est caractérisée par des affrontements, tantôt contre des forces négatives d’origine interne tantôt contre des armées venues des pays étrangers. Ce qui n’a pas manqué de plonger les FARDC voire tout le pays dans une situation on ne peut plus inextricable. Pour cause, beaucoup de pertes en hommes : des vaillants combattants sont tombés en grand nombre sur le champ de l’honneur pour que le reste de la population retrouve la sécurité. Continuer ainsi à perdre sans recruter des nouveaux éléments, l’on finira à vivre dans un pays sans défense du tout. Aux congolais de faire le choix : vivre dans uns pays sans défense de peur d’aller mourir au front sans récompense ou se prédisposer à défendre la Nation et d’en cueillir les bénéfices plus tard. Le service militaire est un service au peuple et non une affaire d’argent, ou un bisness.
  3. c) Remplacer les milliers des blessés de guerre : les éléments des FARDC ne sont pas inamovibles. Ils avancent au front tout en sachant qu’ils sont vulnérables. Pourtant ils s’y lancent pour le bien de leur pays, cet héritage communautaire. Certes, ils souffrent dans leurs corps lorsqu’ils sont blessés. Ils sont cependant consolés et réconfortés lorsqu’ils voient leurs paires avancer sans coup férir. Par ailleurs, leur consolation sera d’autant plus grande lorsqu’ils verront leurs armes récupérées par les cadets qui viennent prendre leurs places dans les rangs pour poursuivre la même mission de défendre l’intégrité du territoire, de protéger la population congolaise ainsi que ses biens.
  4. d) Préparer la relève : le cycle de la vie des humains est tel que quiconque est né un jour est appelé à grandir, à vieillir et plus tard à mourir. Outre les décès et les blessures dus aux guerres à répétition dans notre pays, les hostilités ont eu aussi entre autres effets, l’interruption du cycle normal de gestion des ressources humaines militaires. Ainsi, depuis 1995 jusqu’à 2011, les FARDC n’ont plus recruté et donc n’ont plus formé des militaires dans leurs centres. Ce qui porte pour conséquence qu’à l’heure actuelle, il n’y a plus beaucoup de techniciens des domaines proprement militaires qui soient âgés de moins de 45 ans. Pour la plupart, ils ont 55 ans et au delà. Bref, des pièces disposées à la retraite. Une enquête que nous avons réalisée sur cette question de Janvier 2012 à Décembre 2013 dans la Garnison militaire de Goma révèle les données suivantes :

De la lecture attentive du premier tableau, il ressort qu’en faisant la simple sommation des résultats des 4ème, 5ème et 6ème lignes, nous remarquons que plus de 75% des éléments de la 8ème Région Militaire[1] sont entre 36 et au delà de 56 ans. Par ailleurs, le deuxième tableau indique aux 3è, 4è et 5è lignes des proportions importantes de 19, 15 et 31% dont la sommation donnerait près de 65% d’enquêtés ayant réalisé entre 16 et 45 ans de service alors que la loi prévoit 22ans pouvant être prolongés de 1 à 4 ans[2].  Ce pourcentage élevé bien que limité dans son champ de recherche indique que la majorité des Militaires ont vieilli. Certains ont même dépassé largement l’âge de la retraite. Si des jeunes n’embrassent pas le service militaire, quelques temps suffiront pour emporter le dispositif en place de nos jours et laisseront la RD Congo sans défense du tout.

  1. e) Constituer une réserve en hommes de troupes : Gérer c’est, entre autres, prévoir. Les événements malheureux bien que l’on semble s’y habituer n’avertissent pas. Ils surviennent quand rien ne présage le pire, parfois sans aucun signe indicateur. Pour autant que sur pieds de guerre les troupes requièrent une gestion délicate, une réserve de troupes en cantonnement est une garantie rassurante du commandement. En cas de besoin il peut donc y recourir pour reposer une unité opérationnelle à perte d’énergie. Ainsi plusieurs unités peuvent se relever sur une même position et maintenir la pression pendant plusieurs heures sans se lasser. Ce qui élargit la marge des possibilités de victoire sans beaucoup de pertes.
  2. La formation des éléments des Forces Armées

2.1. La signification profonde de la formation

Du latin formatio, formare, la formation est une période d’éducation durant laquelle le stagiaire acquiert des connaissances et des compétences. Ainsi se comprendrait-il comme étant l’action de former, d’organiser, d’instituer. Le langage  heideggérien le traduit par ‘’ “Bildung’’ qui signifie à la fois figuration (bild : image) et éducation. En effet Pour Heidegger,  Bildung a un double sens. D’abord, c’est un acte formateur qui imprime à la chose un caractère suivant lequel elle se développe. Ensuite si cette formation “informe”, imprime un caractère, c’est parce qu’en même temps elle conforme la chose à une vue déterminante, qui pour cette raison est appelée modèle. Enfin, la Bildung est un travail sur soi, une culture de ses talents pour son perfectionnement propre. Elle vise à faire de l’individualité une totalité harmonieuse la plus riche possible, totalité qui reste liée pour chacun à son style singulier, à son originalité[3].

Dans son sens large, le mot formation désigne un ensemble d’activités qui tendent à la valorisation du personnel, qu’il ait la promotion ou non. Le domaine de la formation comprend ainsi l’éducation en générale, l’enseignement, la formation pratique, le stage de perfectionnement… Cependant au sens strict,  l’on parle de formation lorsque une activité est organisée et exécutée dans le but de préparer un candidat à un poste bien déterminé en le soumettant à l’acquisition des nouvelles connaissances, nécessaires pour le poste auquel il est préposé. Il existe deux sortes de formation, notamment : la formation de base et la formation professionnelle.

 2.2. La formation de base

C’est celle qui comprend tout ce que le candidat a acquis comme éducation et instruction en rapport au poste qu’il sollicite. Par exemple, un candidat enseignant de l’école primaire. A l’affichage d’une offre d’emploi au poste d’enseignant de l’école primaire, tout le monde peut postuler. Mais lors de la présélection des candidatures en vue du test, le gestionnaire des Ressources Humaines ne retiendra que les candidatures dont le Curriculum Vitae (CV) mentionne que le requérant a fait l’école primaire au grand complet et les humanités pédagogiques, dans l’option de Psychopédagogie. Le dossier devra pour ce faire présenter la photocopie du diplôme sanctionnant ces études. Notons que ce type de formation est très nécessaire car même si plus tard le candidat sera porté à perfection, il devra d’abord avoir une formation de base solide.

Dans le domaine militaire, la formation de base est la transformation à donner au personnel afin de le qualifier et de le rendre utile dans les Forces Armées. En effet personne,  propose la loi portant statut du militaire des FARDC : « ne peut devenir officier ou sous-officier s’il ne justifie d’une formation générale et militaire adéquate »[4]. Ainsi, il y a des conditions à chaque niveau de Formation avec pour objectif de rendre efficace l’outil de défense par le recours aux hommes qualifiés.

Pour ce faire, l’admission des officiers s’effectuera au grade de sous-lieutenant ou enseigne de vaisseau de deuxième classe(FN) aux conditions suivantes :

-Avoir terminé avec succès la formation d’officier dans une académie militaire nationale ou étrangère reconnue par le  Gouvernement ;

-Il en est de même pour les candidats détenteurs d’un titre académique de niveau supérieur ou de niveau universitaire reconnu par le Gouvernement, les candidats doivent avoir suivi avec succès la formation d’officier, d’une durée d’au moins neuf  mois, assurée par une académie militaire ;

-Des dispositions particulières sont prévues pour des spécialités comme les médecins, les chirurgiens dentistes, les pharmaciens, les aumôniers, les magistrats…

Quant aux sous-officiers, l’admission s’effectue au grade de sergent ou de Quartier-maître (FN) à condition d’ :

-Etre de nationalité congolaise ;

-Etre porteur d’un diplôme d’Etat au moins ;

-Avoir satisfait aux épreuves imposées par le ministère de la Défense nationale à l’issue du cycle de cours suivis dans une école de formation de sergent ou de quartier-maitre.

A la fin de sa formation de base, l’admission de l’officier et du sous-officier au service militaire ne peut être effective qu’à partir du jour de sa prestation de serment, faute de quoi rien ne l’engage à servir sous le drapeau[5]. De toute évidence, le candidat qui n’aura pas satisfait aux épreuves organisées sera rendu à la vie civile comme l’indique la loi[6] étant donné que pour le service militaire, la seule volonté ne suffit pas. Il faut y joindre les aptitudes que seules les épreuves peuvent confirmer.

 

2.3. La professionnalisation des Forces Armées

La formation professionnelle est plutôt un perfectionnement du personnel. Elle vise l’obtention des nouvelles connaissances, des nouvelles aptitudes à acquérir. Cette formation est organisée et prise en charge par l’entreprise au profit de ses agents dans le but de les spécialiser à leurs tâches. Les motifs poussant le chef d’entreprise à organiser une formation sont divers. L’on cite entre autres :

  • Le désir d’améliorer la propriété en valorisant le capital humain ;
  • La volonté de faire évoluer le personnel ;
  • La volonté d’introduire de nouvelles méthodes dans l’entreprise ;
  • La possibilité d’offrir à chacun des occasions d’améliorer sa culture (l’élargissement) l’enrichissement des tâches ou enrichissement des postes.

Comme préalable à examiner par l’entreprise voulant organiser une formation, il faudra considérer la situation actuelle, ainsi que les projets à court et à moyen terme. Il faut également considérer  l’opportunité comme un préalable majeur tout en se basant sur la conjoncture économique, nationale et internationale, de la profession et de la région. La formation professionnelle continue est un champ d’étude particulièrement vaste et riche.

L’essentiel des efforts dans ce domaine a longtemps pris la forme de la formation sur le tas, système dans lequel c’est au contremaître ou aux autres ouvriers qu’il incombe de former l’ouvrier, au sein même de l’atelier, à la bonne tenue du poste[7]. Cela ne signifie certes pas qu’il n’y ait pas de besoins. Bien au contraire, dès le XIXè siècle, le manque d’ouvriers qualifiés se fait cruellement sentir[8], ce qui ne permet plus qu’il y en ait parmi eux, ceux qui soient en mesure de former les autres.

De ce fait, l’Etat devra s’impliquer de façon croissante et active dans la formation professionnelle dans tous les domaines. Surtout considérant qu’elle coûte sur le plan financier, elle ne fait pas figure pour la plupart d’entreprises. L’Etat doit les y contraindre jusqu’à créer  de la  concurrence  avec d’autres organisations dispensatrices de formation, générale ou professionnelle. La Formation professionnelle connaît aujourd’hui un paradoxe. Reconnue dans les entreprises parce qu’érigée au rang de véritable pratique gestionnaire, elle est aussi de ce fait, en passe d’être réduite à cette seule dimension. Ce qui n’est pas sans déclencher quelques effets pervers dans sa mise en œuvre et dans le regard porté sur elle.

Ainsi pour passer à la formation professionnelle, le service des Ressources Humaines doit faire un état évaluant les besoins de l’entreprise en matière de formation. Certes, les études universitaires sont insuffisantes et doivent être complétées par le monde ouvrier. Pour ce faire,  Plusieurs possibilités sont offertes pour l’organisation :

  1. Procéder à une organisation interne de la formation: c’est-à-dire créer un centre dans l’entreprise où les agents seront formés ;
  2. Faire appel à des organismes: C’est faire en sorte que lorsqu’une entreprise veut soumettre un certain nombre de ses agents à la formation, l’entreprise fait recours à une organisation spécialisée dans la matière dont elle a besoin ;
  3. Stage d’information: Il consiste en des visites, des voyages ou missions au sein de différents services ;
  4. Stage ou production ou de vacance: Ce type concerne des candidats pour lesquels l’entreprise désire soit accroitre la production, soit encore renforcer en capacités en vue de le préparer à des prochaines fonctions.       C’est ici le lieu de parler du recyclage i.e. cette formation/stage qui vise une adaptation/réadaptation face aux évolutions technologiques et scientifiques de l’environnement du travail ;
  5. Stage d’essai ou stage de probation :Il relève d’un contrat d’essai caractérisé par le fait qu’on peut y mettre fin sans préavis, tant du côté du salarié que du côté du patron.

Sur le plan militaire, il arrive que l’Armée spécialise certains Militaires dans les cours civils. Sinon, on recourt aux Ecoles Militaires qui donnent différents brevets (IV, III, II, I etc.). D’où, l’importance de rendre compétitives et meilleures les écoles militaires de la RDC afin d’obtenir des bons animateurs des unités des FARDC dans une visée de la formation permanente. Cela est de la compétence du ministre ayant la Défense Nationale dans ses attributions. C’est à lui qu’il revient de fixer les modalités de cette formation continue aussi bien dans les écoles militaires nationales, dans les institutions civiles nationales que dans les académies militaires ou civiles étrangères.

2.4. L’obligation d’une formation complète et rigoureuse

Plus précisément, il importe que la formation soit reconnue comme constituant une pratique de gestion comme les autres. De même que la Gestion des Ressources Humaines ne s’est imposée dans les organisations qu’à partir du moment où elle a pu être considérée comme facteur significatif de la productivité et de la performance, la formation ne se fera une place à côté des autres disciplines de gestion –aidée en cela par l’émergence de la fonction Ressources Humaines- que dès lors que la preuve sera faite de ses complicités étroites avec les idées de productivité, de qualité, de rentabilité et de compétitivité, de ses liens avec la stratégie de l’entreprise. C’est à cela que les gestionnaires des Ressources Humaines font face depuis les années 1980 lorsque les auteurs transmuent la Formation Professionnelle Continue (FPC) à l’expression « formation-investissement » ou encore « investissement formation » selon les écoles.

Bien évidemment jusque-là, ce ne sont pas toutes les entreprises qui sont convaincues de  l’intérêt qu’il y a à faire de la formation. Pourtant, quelles que soient ses limites, la formation-investissement est un mythe utile[9] car en elle-même, elle est gratifiante pour la pratique qu’elle désigne et pour ceux qui la mettent en œuvre ou la financent. Dans ce cas précis, la formation cesse d’être une dépense faite à fonds perdus, aux retombées exclusivement sociales, dépourvue de toute visée anticipatrice et de tout lien avec les priorités économiques et stratégiques de l’entreprise, sans technicité particulière, car de par sa définition, elle est un moyen et non une fin en soi[10].

Par voie de conséquence, vu le contexte actuel de la réforme qui vise la refondation des FARDC, l’école supérieure d’Administration militaire est ouverte à tout officier qui en fait la demande au chef d’Etat-Major Général par la voie hiérarchique et satisfait à l’épreuve organisée à cet effet. L’âge requis limité à 40 ans au maximum devait être revu et ainsi rendre cette étape obligatoire pour tout officier qui n’y a pas participé volontairement. Cela permettrait une certaine remise à niveau de pas mal d’officiers incorporés sur fond de mixage, brassage, intégration… A la fin, la formation à l’école supérieure dans ce cadre serait dans un premier temps multidimensionnelle et multisectorielle. Elle ne serait plus sanctionnée par le seul brevet d’administration militaire mais pour un premier temps de différents brevets selon l’orientation, le niveau et les aptitudes de chacun.

En ce qui concerne les sous-officiers, ces derniers suivent une formation continue dans la même spécialité en quatre phases à savoir :

-La formation à l’Ecole des sous-officiers ;

-La formation au Brevet III ;

-La formation au Brevet II ;

-La formation au Brevet I ou brevet de Maitrise.

Ne sera admis au Brevet III que le candidat recruté parmi les finalistes de l’Ecole des sous-officiers. Il devra être bien noté et proposé par ses chefs hiérarchiques. Il est recommandé que le candidat à ce niveau ait fait au moins quatre ans d’études post-primaires.    Pour le Brevet II, la formatons est ouverte à tout sous-officier de deuxième classe ayant accompli deux ans dans le grade, porteur d’un Brevet III dans la spécialité considérée et noté favorablement par le commandant d’unité. Il en est de même pour la formation au Brevet I ou de maitrise. Elle est ouverte au profit de tout sous-officier de première classe ayant accompli deux ans d’ancienneté dans le grade et porteur d’un Brevet II dans la spécialité considérée et favorablement  noté, puis proposé par le commandant d’unité.

 

  1. Conclusion : le Recrutement et la formation des éléments des Forces Armées, exigences premières de résilience

Le recrutement  est l’étape fondamentale dans toute administration au sein d’une entreprise ou d’une organisation. Rater ce rendez-vous implique automatiquement le lancement d’un personnel inefficace, ce qui prédispose cette organisation à une faillite précoce. Or il se fait que l’armée est la colonne vertébrale d’une nation. Pour la protéger et la défendre correctement, il s’impose plusieurs impératifs dont un bon recrutement et une bonne formation.

Un bon recrutement devra se référer au profil élaboré afin de s’en tenir aux critères d’évaluation prédéfinis par l’Etat congolais. Le manager devra dès cette étape être à mesure d’éliminer les candidatures peu prometteuses et de ne retenir que les meilleurs candidats potentiels. La gestion et le contrôle des éléments du corps d’armée nécessitent une attention particulière en cette heure de l’histoire de la RDC. Certes, on naît guerrier par nature mais nul ne naît soldat. On le devient, et ce après une rigoureuse formation ayant pour  objectif de rendre efficace l’outil de défense par le recours aux hommes qualifiés. Notons par ailleurs qu’il y a des conditions à chaque niveau de Formation.  C’est à l’issue de celle-ci que les recrues militaires «jouissent des certains privilèges ou sont revêtus des titres qui les distinguent d’autres citoyens »[11].

Pour un pays en récession comme la RD Congo, tout relèvement ne peut être possible que si et seulement si les conditions sécuritaires sont améliorées, mieux,  assainies. Sans sécurité, pas d’agriculture, sans sécurité, pas il n’y a pas de commerce, sans sécurité il n’y a pas d’investissement possible, sans sécurité toute activité économique patine. Ainsi pour permettre à la Nation de se relancer sur le plan économique, il faut lui permettre de redorer son appareil sécuritaire notamment son armée, d’abord par une bonne sélection et formation de ses éléments. Ce qui n’est possible que si et seulement si les congolais lui offrent les meilleurs des leurs filles et fils aussi bien en quantité qu’en qualité. La restauration et le maintien de la sécurité étant des maitre-mots de l’armée, toute action en vue de la résilience de la Nation congolaise devra intégrer prioritairement le renforcement du tissu de la défense par le recrutement et la formation rigoureux des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Bibliographie

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  1. Textes officiels

– CABINET DU CHEF DE L’ETAT (RDC), Code du travail, Kinshasa, in Journal officiel, 25 Octobre 2002.

– Idem, Loi no 023/2002 du 18 novembre 2002 portant Code juridique militaire. Loi No 24/2002 du 18 novembre 2002 portant Code pénal militaire, in Journal officiel, 44èmeannée, Numéro spécial du20 mars 2003, Kinshasa.

– Idem, Constitution de la République Démocratique du Congo, in Journal officiel, 47ème année, Numéro spécial, Kinshasa, 2006.

– Idem, Ordonnances portant organisation et fonctionnement des Forces Armées de la République démocratique du Congo, Kinshasa, 2013.

– Idem, Loi N° 13/005 DU 15 JANVIER 2013 portant Statut du militaire des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, Kinshasa, 2013.

  1. Wébographie

http://www.congoforum.be/upldocs/DE%20LA%20FORCE%20PUBLIQUE%20AUX %FARDC.PARITE%201.JJW.pdf du 10 mars 2012 à 14 :23.

http://fr.wikipedia.org/wiki/crise congolaise, 13 juillet 2011 à 18 :41

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoiremilitaire ̲de ̲la ̲R%C3%A9publique ̲d%C3%

A9mocratique ̲du ̲Congo ‡Force ̲publique ̲ : ̲1885-1960 du 13 juillet 2011 à 19 :05

http://fr.wikipedia.org/wiki/crise congolaise, 14septembre 2011 à 06 :48

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoiremilitaire ̲de ̲la ̲R%C3%A9publique ̲d%C3%

A9mocratique ̲du ̲Congo ‡Forces  ̲Arm.C3.A9es ̲Za.C3.AFroises : 1971-1997 du14 septembre 2011 à 19 :30

http://www.congoline du 23 mars 2012 à 03 :28

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_ind%C3%A9pendant_du_Congo. Consulté le 2 Décembre 2015 à 11 :23


[1] Actuellement 34ème Région Militaire

[2] Articles 184-189 de la Loi portant Statut du militaire des Forces Armées.

[3] Michel FABRE, Penser la formation, Paris, PUF, 1994, p. 135.

[4] Article 44 de la Loi portant Statut du militaire des Forces Armées.

[5] Texte de serment du militaire à la fin de sa formation pour embrasser le métier des armes : « Moi…………………….(Nom, Grade et Matricule) devant la Nation et devant le Président de la République, commandant suprême des forces armées, je jure fidélité à la République Démocratique du Congo, obéissance à la constitution et aux lois de la République, de défendre la patrie avec honneur, dignité et discipline jusqu’au sacrifice suprême ».

Article 59 de la Loi portant statut…

[6]Article 47, op.cit.

[7] FOMBONNE J., « Pour un historique de la fonction Personnel », in WEISS, D. et alii, La Fonction ressources humaines, Paris, Les Editions d’Organisation, 1988, p.68, cité par Loïc CADIN, Francis GUERIN, Frédérique PIGEYRE, Gestion des ressources humaines. Pratique et éléments de théorie, 2è  édition, Paris, Dunod, 2007, p. 372

[8] DUBAR Claude, La Formation professionnelle continue, Paris, La Découverte, coll. « Repères », 2000 (4è éd.), p.12 cité par Loïc CADIN, Francis GUERIN, Frédérique PIGEYRE, Ibid., p. 372.

[9] Expression empruntée à CASPAR P., MEIGNANT A., « L’investissement formation : un mythe utile », Education Permanente, n°95, Octobre 1988, pp.11-20. Cité par Loïc CADIN, Francis GUERIN, Frédérique PIGEYRE, Ibid., p. 397.

[10] Loïc CADIN, Francis GUERIN, Frédérique PIGEYRE, Ibid., p. 398. Nous recommandons les étudiants à lire et à exploiter à fond ce manuel, surtout les pages 368-433, pour une meilleure et complète saisie de cet outil majeur de GRH qu’est la Formation.

[11] Dieudonné IBANDA KATENDA, Déontologie de l’officier, Edition révisée, Likasi, Edition des Imprimeries du Collège Tutazamie, 2006, p.16.

[1] Si l’on considère les années 1990 comme début des hostilités dans le Masisi au Nord-Kivu

[2] Art 7, point « f » de la Loi N°015/2002 du 16 Octobre 2002 portant Code du travail, in Journal officiel, Numéro spécial, 25 Octobre 2002.

[3] Cf. MARTORY B & CROZET.D. Gestion de ressources humaines, Paris Fernand Nathan, 1984, p. 36.

[4] MEIER Olivier, Dico du manager. 500 clés pour comprendre et agir. Concepts, théories et pratiques, Paris, Dunod, 2009, p.175.

[5] PERRETTI J-M.,  Ressources  Humaines   et  Gestion  du  Personnel,  Paris, Dunod, 2002, p.227.

[6] Article 189 de la Constitution de la République Démocratique du Congo, in Journal Officiel, 47ème année, Numéro spécial, 18 Février 2006.

[7] Article 25 de la Loi N° 13/005 DU 15 JANVIER 2013 portant Statut du militaire des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, in Journal officiel, 2013.

[8] Ibid., Article 28, p.9.

[9] Cf. Articles 27-43  de la Loi portant Statut du militaire des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, op.cit. fixant les conditions de recrutement des militaires des FARDC à tous les niveaux.

 

[10]http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_ind%C3%A9pendant_du_Congo. Consulté le 2 Décembre 2015 à 11 :23

[11] Article 190 de la Constitution de la République Démocratique du Congo.

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2 Comments
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