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L’importance du secret de la confession

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Le Pape François a débuté son intervention par une prise de parole improvisée durant laquelle il a insisté, avec fermeté, sur le fait que cette notion de «for interne» ne doit pas être considérée comme «une parole en l’air» mais au contraire comme quelque chose à prendre très au sérieux. «Je le dis parce que je me suis rendu compte que dans certains groupes dans l’Église, les supérieurs mélangent les deux choses et prennent du for interne pour prendre des décisions externes, et vice-versa. (…) Ceci est un péché. C’est un péché contre la dignité de la personne qui fait confiance au prêtre, qui fait voir sa réalité pour demander le pardon», mais qui voit sa confession instrumentalisée pour organiser un groupe, un mouvement, une congrégation, a expliqué le Pape. «Le for interne est le for interne. C’est une chose sacrée. Ceci, je voulais le dire, parce que je suis préoccupé», a martelé François.  

Revenant sur le texte de son intervention, le Pape a expliqué que le ministère de la réconciliation nécessite «une formation adéquate, pour que la rencontre avec les fidèles qui demandent le pardon de Dieu soit toujours une réelle rencontre de salut, dans laquelle l’étreinte du Seigneur soit perçue avec toute sa force, capable de changer, de convertir, d’assainir et de pardonner».

Un thème vital pour la vie de l’Église

François s’est réjoui de ce parcours de formation proposé depuis 30 ans, et qui rencontre un grand succès, avec plus de 700 participants cette année. Cette large participation montre l’acuité du «besoin de formation et de sécurité vis-à-vis de questions si importantes pour la vie même de l’Église et l’accomplissement de la mission que le Seigneur Jésus lui a confié».

Dans un contexte dans lequel l’homme contemporain tend à perdre le sens du péché et donc celui de la confession, cette formation montre un intérêt permanent «à travailler ensemble pour affronter et surmonter la crise, avant tout avec les “armes de la foi”, et en offrant un service toujours plus qualifié et capable de manifester réellement la beauté de la Miséricorde divine», a expliqué François. «Jésus est venu nous sauver en nous révélant le visage miséricordieux de Dieu et en nous attirant à Lui avec son Sacrifice d’amour», a rappelé François, en précisant que le sacrement de la réconciliation est donc «une voie de sanctification» pour le pénitent comme pour le confesseur. Ce sacrement rétablir la «pleine communion avec Dieu», «à laquelle parfois l’homme se soustrait en utilisant mal le don magnifique de la liberté».

Aucune juridiction ne peut entraver le «sceau sacramentel»

Le Pape a rappelé l’importance du secret de la confession en expliquant que la Réconciliation est «un bien que la sagesse de l’Église a toujours sauvegardé avec toute sa propre force morale et juridique avec le sceau sacramentel. Celui-ci, même s’il n’est pas toujours compris par la mentalité moderne, est indispensable pour la sainteté du sacrement et pour la liberté de conscience du pénitent». «Aucun pouvoir humain n’a de juridiction, ni ne peut la revendiquer», sur le sceau sacramentel, a-t-il insisté.

François a donc conclu son discours en invitant les prêtres à «écouter toujours avec une grande générosité les confessions des fidèles», à parcourir avec eux cette «voie de sanctification» et à «contempler les miracles de conversion que la grâce opère dans le secret du confessionnal, des miracles dont seuls vous et les anges seront les témoins», a-t-il souligné.

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